Marthe et Marie

Exodus-Pioneers-Mormon

Histoire d’une jeune-fille qui, avec l’aide du Seigneur, a surmonté une grande épreuve et est devenue une fidèle servante du Seigneur :

Emily Ellen Swan est née en Angleterre en 1852. Sa mère était membre de l’Eglise. A ses 11 ans, Emily fut envoyée avec des membres de l’Eglise vivre chez les sœurs de sa mère en Utah. Les autres membres de la famille devaient la rejoindre quand ils auraient assez d’argent pour faire eux aussi le voyage.

Le voyage était très long et très dur, surtout pour une fillette de 11 ans qui avait laissé sa mère et sa famille en Angleterre.

Elle parcourut à pied tout le trajet à travers les plaines, en portant un sac dans lequel elle ramassait des excréments de bisons et des petites branches pour faire du feu. Ses souliers s’usèrent et elle fit la plus grande partie du chemin pieds nus. Elle avait souvent les pieds en sang. Sa robe était en haillons et sale. Elle se sentait seule pendant le voyage, qui était si long qu’elle se demandait si cela valait la peine d’essayer de continuer chaque jour.

Un jour, alors qu’elle croyait ne pas pouvoir aller plus loin, il se produisit quelque chose. Elle vit un bœuf abandonné, non loin de la route, qui regardait passer le convoi de chariots. Personne ne s’arrêta pour le regarder ou pour lui parler. Mais Emily s’arrêta, caressa le dos osseux de l’animal et lui donna à boire. Le bœuf la suivit de bon gré, car il était seul lui aussi. Elle passa beaucoup de temps à chercher de l’herbe ou d’autres choses à lui donner à manger. Le bœuf resta près d’elle tout le reste du voyage. Emily était plus heureuse que jamais elle ne l’avait été lors du voyage. Elle était si accaparée par son nouvel ami qu’elle en oublia presque ses pieds douloureux et sa fatigue, et le voyage ne lui parut plus aussi long. Elle arriva bientôt à Salt Lake City où elle fut accueillie par ses tantes.

Elle perdit le bœuf peu après son arrivée à Salt Lake City, et elle se demanda souvent ce qui était arrivé à son étrange ami. Elle grandit, épousa un membre de l’Eglise juste et eut des enfants. Elle continua à avoir de l’opposition, mais elle les surmonta toutes, avec la certitude que le Seigneur était là pour l’aider, et elle le servit vaillamment pendant de nombreuses années.

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« Je leur ai demandé de marcher avec un caillou dans chaque chaussure, tout en suçant un bonbon à la mûre. Je leur ai ensuite demandé : comment est la marche? Elles m’ont toutes répondu : AÏe, ça fait mal, c’est horrible, … ! Je leur ai demandé ensuite de se rasseoir. Et là je leur ai fait remarqué qu’aucune d’entre elles n’a pensé au bonbon, à sa douceur, au plaisir que c’était de le manger… Je leur ai donc  fait remarquer que c’était pareil dans notre vie de tout les jours. Souvent lorsque nous sommes face à une épreuve, on ne pense qu’à ce qui ne va pas, à nos problèmes… et nous perdons de vue ce qui va bien, et toutes les bénédictions du Seigneur que nous avons! Il faut se concentrer sur nos bénédictions pour nous aider à surmonter l’opposition! »

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« Je leur ai demandé de sauter une première fois sans plier les genoux (quasiment impossible, on décolle de 1cm à peine), puis de sauter en pliant un peu les genoux (beaucoup plus facile, et on commence à vraiment sauter!), puis enfin de sauter en pliant autant qu’elles le veulent les genoux (et elles ont fait des bonds de 2m! euh non quand même pas! ^^)

Ensuite, je leur ai expliqué que souvent les épreuves, les difficultés nous paralysent. On éprouve de la colère, de l’injustice, de la détresse, de la solitude qui nous aveuglent et peuvent nous faire perdre la foi en ne pensant pas pouvoir surmonter l’obstacle.

« Quand la vie se montre sous un jour cruel, nous sommes tentés de poser la question : « Pourquoi moi ? » Parfois, nous avons l’impression qu’il n’y a pas de lumière au bout du tunnel, ni d’aurore pour chasser les ténèbres de la nuit. Nous nous sentons entourés par la déception de rêves anéantis et le désespoir d’espérances disparues. Nous aussi, nous lançons la supplication biblique : « N’y a-t-il point de baume en Galaad ? » Nous nous sentons abandonnés, tristes, seuls. Nous sommes enclins à considérer nos propres malheurs à travers le prisme déformant du pessimisme. » Thomas S Monson, Je ne te délaisserai point, je ne t’abandonnerai point, octobre 2013

Or si nous  nous souvenons que notre Sauveur nous aime, qu’il a déjà pris sur lui toutes ces afflictions, alors notre foi se libère et on est capable de bouger, et de surmonter l’épreuve en fonction de notre foi au Seigneur! »

« Vous et moi avons foi que la façon de surmonter les épreuves est de croire qu’il y a un « baume en Galaad » et que le Seigneur a promis : « Je ne t’abandonnerai pas. » C’est ce que le président Monson nous a enseigné pour nous aider, nous et ceux que nous servons, quand il nous semble que nous devons endurer seuls des épreuves écrasantes (…) Si nous avons foi en Jésus-Christ, les moments les plus difficiles comme les plus faciles de la vie peuvent être une bénédiction (…) Nous n’aurons jamais aucune raison de nous sentir seuls ou mal-aimés au service du Seigneur, parce que nous ne le sommes jamais. Nous pouvons ressentir l’amour de Dieu. Le Sauveur a promis que des anges à notre droite et à notre gauche nous soutiendront. Et il tient toujours ses promesses. » Henri B Eyring, Des montagnes à gravir, avril 2012

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L’histoire du papillon

Discours de Joseph B. Wirthlin, A l’abri du port, conférence générale, avril 2000 :

« Peut-être la réponse vous viendra-t-elle de l’observation d’un papillon. Serrée, enveloppée dans son cocon, la chrysalide en développement doit user de toute sa force pour briser sa prison. Le papillon pourrait se demander: «Pourquoi dois-je tant souffrir? Pourquoi ne puis-je tout simplement, en un clin d’œil, devenir un papillon?»
Cela serait contraire au dessein du Créateur. L’effort requis pour sortir du cocon donne au papillon la force nécessaire pour voler. Sans cette adversité, le papillon n’aurait jamais la force d’accomplir son destin. Il n’acquerrait jamais la force de devenir quelque chose d’extraordinaire.

Le président Faust a expliqué: «Dans toute vie, il y a des jours de douleur et de désespoir avec des revers de fortune et des aléas. Tous, y compris les gens qui s’efforcent sincèrement de faire le bien et d’être fidèles, semblent avoir leur pleine mesure d’angoisse, de chagrin, voire de détresse  .» Puis il suggère que l’adversité que nous rencontrons permet à notre âme de devenir comme de l’argile dans les mains du Maître.  » (voir le discours le pouvoir transformateur de la foi et de la personnalité, Richard G Scott: comparaison de la personnalité à une porcelaine, et la foi à l’argile)

L’adversité peut nous fortifier et nous affiner. Comme pour le papillon, l’adversité est nécessaire pour donner de la force de caractère aux gens. Même lorsque nous sommes appelés à naviguer dans des eaux agitées, nous devons connaître la place qu’occupe l’adversité dans la constitution de notre potentiel divin.

Si seulement nous voulions bien regarder au-delà de nos souffrances présentes et voir nos difficultés comme une chrysalide temporaire! Si seulement nous avions suffisamment de foi et de confiance en notre Père céleste pour voir qu’après un peu de temps, nous pourrons sortir de notre épreuve plus affinés et plus glorieux!

Pour pouvoir marcher un jour, l’enfant doit subir le processus d’apprentissage fait de chutes et souvent de douleurs. Nous avons encouragé Seth à apprendre de son expérience. Oui, nous savions que le processus serait difficile, mais nous savions aussi que la liberté et la joie de marcher dépasseraient de loin les souffrances et l’adversité temporaires.
Mes frères et sœurs, qu’est-ce que la condition mortelle, sinon un long processus, comme l’est l’apprentissage de la marche? Nous devons apprendre à marcher dans les voies du Seigneur. »